Par monts et par vaux… escale à Saint-Jean-de-Monts

Saint-Jean-de-Monts : la Vendée côté plage

 

A Saint-Jean-de-Monts, on suit les saisons : baignade et sport au printemps/été, escapade romantique, embruns et air iodé en automne-hiver, et pêche des grandes marées toute l’année.

 

Archi en avance

Dans les années 1970, la demande en hébergements explose sur le littoral vendéen.En 1973, le Belambra, pépite architecturale de neuf étages réalisée par l’architecte Jean Marty pour le VVF Villages, fait sensation. Totémique, sculptural et japonisant, il marque le paysage balnéaire. Puis c’est au tour du Marina (1975) et de l’Arc-en-ciel (1976), respectivement neuf et treize étages, de ravir les amoureux du modernisme. Les vacanciers, eux, envoient des cartes postales de ces perles seventies et les font connaître au grand public. Quarante-cinq ans plus tard, ces barres vendéennes sont devenues emblématiques du front de mer.

 

Vamos a la playa

Première destination touristique de la côte atlantique, sa population passe de 8 000 habitants à 130 000 en été. Pour loger les vacanciers, on compte pas moins de 45 campings, quinze hôtels et neuf villages vacances. Et pour les épater, la ville propose des animations estivales en pagaille et un 14 juillet qui met le feu (d’artifice). Mais Saint-Jean-de-Monts, c’est avant tout la plage. Longue de huit kilomètres, elle affiche un sable ultra fin et un microclimat à faire pâlir la Côte d’Azur. Avec sa pente sableuse très douce et sa mer calme, c’est LA station de la côte vendéenne. Pour ne rien gâcher, elle a décroché le label Pavillon Bleu, qui récompense la qualité de l’eau et l’engagement environnemental. Elmer Food Beat, groupe nantais que seuls les plus de 40 ans connaissent, y a même tourné son dernier clip : « Martine à la plage » sous l’œil amusé des touristes.

 

Haut niveau

Puisque “tout le monde, s’amuse bien à la plaaaage“ (titre des Little rabbits, autre groupe de 90’s…), le champion du monde de décathlon Kevin Mayer a choisi en août dernier la grande plage de Saint-Jean-de-Monts pour faire connaître sa discipline. Une initiation suivie par 200 participants et regardée par des milliers de spectateurs. En mai, c’était leVendée Gliss Event, une compétition de stand up paddle, qui faisait l’événement. Parmi les épreuves, la traversée de l’océan atlantique de l’île d’Yeu jusqu’à la plage de Saint-Jean-de-Monts, sélective pour intégrer l’équipe de France et participer au championnat du monde.

 

Et pour ne pas bronzer idiot 

Beaucoup moins connue que la grande plage de St Jean de Monts, la plage du petit Sochard est un lieu d’étude des algues et des minéraux à marée descendante, qui en disent longs sur l’écosystème, riche en biodiversité. C’est aussi le terrain de jeu de curieux pêcheurs pratiquant le surf casting, une technique qui consiste à lancer sa ligne dans les vagues depuis la plage pour ramener bars, congres, soles, turbos et tacauds (espèce non menacée à la chair fine et délicate)…

 

Coquillages et crustacés

Côté pêche, Saint-Jean-de-Monts n’est pas en reste. Les grandes marées sont synonymes de pêche à pied. Sécurité et préservation de l'environnement obligent, seuls le couteau et la gratte à main sont autorisés. Ce qu’on met dans son seau ? Des pignons (coquillages bivalves enfouis sous le sablepas si faciles à débusquer !), quelques crevettes grises s'il n'y a pas de vent d'ouest, et des palourdes. Pour les bigorneaux et les crabes, il faut pousser jusqu’à Saint-Hilaire, la plage voisine, car ce sont des coquillages de rochers.

 

Les pieds dans l’eau

Valdys ne s’est pas trompé en installant son établissement à Saint-Jean-de-Monts, à deux pas du golf. Elle donne ainsi des airs de vacances à la thalassothérapie. Eté comme hiver, on file se faire dorloter dans les espaces spa et thalasso pour soigner ses maux ou se détendre aux sons des vagues… 100% zen !

 

 


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